PROPOS

EN

Melloul est un artiste qui vit et travaille à Paris.

Il a passé deux décennies à perfectionner son geste graphique à grande échelle dans des espaces chargés de vulnérabilités qui avaient pour but d’envelopper ceux qui les vivent.

À présent, son travail glisse du lieu vers la figure humaine.


Les réalisations de Melloul traitent de la tension entre des corps qui se jugent vulnérables confronté à des stratégies délibérément iconoclastes.

L’existence même de ce type d’image exige leur destruction simultanée.


Ses dessins racontent des histoires humaines universelles, celles de modèles exposant leurs vulnérabilités aux spectateurs. L’artiste est entre les deux.

Il matérialise une stratégie plastique de détournement impératif lorsque l’on compose avec le jugement supposé d’autrui.

Melloul réalise au graphite des œuvres d’art figuratif sur papier de grand format qui sont ensuite griffées énergiquement.

Il représente précisément des corps acéphales. Ces anonymes privés de regard exposent une partie de ce qu’ils taisent.

Melloul utilise le monumental comme domination, l’ hyperréalisme pour tromper l’attention, l’oxymore comme figure de style et le sabotage pour passer à l’acte.


C’est bien là le cœur de son travail : l’iconoclasme.


Là où l’histoire de l’art a documenté la destruction de l’image comme acte de censure, de violence politique ou de purification religieuse, Melloul fait de la destruction un acte dénué d’intentions moralisatrices.

Une fois la « belle image » achevée, ses griffures gâchent le pouvoir de celle-ci. Dario Gamboni note que « la violence exercée contre les images procède souvent d’une croyance en leur efficacité ».

En se focalisant sur la violence de la trace graphique, il éloigne le spectateur de la vulnérabilité du modèle représenté.

Tout est fait pour attirer le regard (le grand format, l’habileté technique, l’éclairage, la nudité) et tout est fait simultanément pour le détourner (l’acéphale, la griffure).

Il ne nous demande pas de le faire par pudeur, mais de comprendre que regarder « vrai-ment », c’est aussi accepter les stratégies que nous déployons pour faire écran à la fragilité.

Représenter la vulnérabilité et en faire un objet de contemplation confortable serait déjà la dénaturer.

Comment représenter sans trahir ? Comment montrer sans exploiter ? Que révèle-t-on en détruisant ?


Melloul ne répond pas à ces questions, il les offre à l’expérience du spectateur.

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Melloul est un artiste qui vit et travaille à Paris.

Il a passé deux décennies à perfectionner son geste graphique à grande échelle dans des espaces chargés de vulnérabilités qui avaient pour but d’envelopper ceux qui les vivent.

À présent, son travail glisse du lieu vers la figure humaine.


Les réalisations de Melloul traitent de la tension entre des corps qui se jugent vulnérables confronté à des stratégies délibérément iconoclastes.

L’existence même de ce type d’image exige leur destruction simultanée.


Ses dessins racontent des histoires humaines universelles, celles de modèles exposant leurs vulnérabilités aux spectateurs. L’artiste est entre les deux.

Il matérialise une stratégie plastique de détournement impératif lorsque l’on compose avec le jugement supposé d’autrui.

Melloul réalise au graphite des œuvres d’art figuratif sur papier de grand format qui sont ensuite griffées énergiquement.

Il représente précisément des corps acéphales. Ces anonymes privés de regard exposent une partie de ce qu’ils taisent.

Melloul utilise le monumental comme domination, l’ hyperréalisme pour tromper l’attention, l’oxymore comme figure de style et le sabotage pour passer à l’acte.


C’est bien là le cœur de son travail : l’iconoclasme.


Là où l’histoire de l’art a documenté la destruction de l’image comme acte de censure, de violence politique ou de purification religieuse, Melloul fait de la destruction un acte dénué d’intentions moralisatrices.

Une fois la « belle image » achevée, ses griffures gâchent le pouvoir de celle-ci. Dario Gamboni note que « la violence exercée contre les images procède souvent d’une croyance en leur efficacité ».

En se focalisant sur la violence de la trace graphique, il éloigne le spectateur de la vulnérabilité du modèle représenté.

Tout est fait pour attirer le regard (le grand format, l’habileté technique, l’éclairage, la nudité) et tout est fait simultanément pour le détourner (l’acéphale, la griffure).

Il ne nous demande pas de le faire par pudeur, mais de comprendre que regarder « vrai-ment », c’est aussi accepter les stratégies que nous déployons pour faire écran à la fragilité.

Représenter la vulnérabilité et en faire un objet de contemplation confortable serait déjà la dénaturer.

Comment représenter sans trahir ? Comment montrer sans exploiter ? Que révèle-t-on en détruisant ?


Melloul ne répond pas à ces questions, il les offre à l’expérience du spectateur.